Gros sur le coeur de Carène Ponte

Mais je ne vais pas jeter mes livres ! Ils sont à moi. Tu te rends compte que jeter un livre, c'est un sacrilège !

Titre Original : /
Éditeur : Michel Lafon (Poche)
Prix : 6.60€
Nombre de pages : 254 p.
Année de parution : 15 novembre 2018

Résumé :

C'est l'histoire d'une adolescente sans doute un peu trop ronde, sans doute un peu trop fragile.
C'est l'histoire d'un nouveau lycée, des yeux qui dévisagent, des yeux qui jugent.
C'est l'histoire d'un professeur d'allemand qui séduit.
Mélissa, 17 ans, suit ses parents dans une nouvelle ville, un nouveau lycée.
Année de terminale sur la corde raide. Année charnière entre dégoût de soi, et renaissance.

Mon avis :

J'attendais ce roman avec une grande curiosité. J'ai découvert Carène Ponte en juin de cette année avec son roman "Avec des si et des peut-être" et j'avais adoré sa plume ainsi que l'histoire dans laquelle l'autrice nous avait emporté. En août dernier, j'ai lu "Tu as promis que tu vivrais pour moi" que j'ai beaucoup aimé également (même si je n'ai pas fait de chronique sur ce roman). Alors l'opportunité de découvrir ce nouveau roman me tentait plus que tout !

J'aime beaucoup la couverture à la fois mélancolique et douce, les couleurs sont simples mais le rendu est magnifique !

Un roman qui en laisse "gros sur le cœur"


Le titre de ce roman est parfait, pourquoi ? Parce qu'une fois la dernière page tournée, c'est la sensation que nous laisse l'histoire de Melissa, cette sensation d'en avoir gros sur le cœur. Tout au long du roman nous ne lisons pas seulement l'histoire mais nous la vivons avec le personnage, nous essayons de comprendre le pourquoi du comment. Dans ce roman, Carène Ponte aborde des sujets sensible et d'actualité qui sont importants : le harcèlement scolaire, la confiance en soi et enfin l'abus de confiance. Le personnage de Melissa nous démontre la société actuelle sous sa pire forme et malheureusement sous une forme qui existe plus souvent qu'on ne le voudrait. Facilement on s'identifie à elle, on la comprend et on essaye de comprendre ce qui lui arrive, pourquoi ça lui arrive. L'autrice a traité ces sujets avec justesse et le roman bien qu'abordant ces thèmes graves conserves quelques notes de légèreté. Que ce soit avec l'humour de Melissa, sa relation avec sa meilleure amie ou encore à travers son addiction aux romans Young Adult (j'ai adoré les références à Phobos et Divergent !).

Des personnages touchants


J'ai vraiment apprécié le personnage de Melissa, elle m'a touché. J'ai beaucoup aimé le personnage de Camille mais aussi celui de Mathilde.


Le reflet d'une réalité


Ce roman m'a énormément touché, il reflète une réalité que beaucoup refusent d'admettre ou de comprendre. Ce sont des sujets dont ont ne parle malheureusement pas assez alors qu'il faut en parler. Beaucoup d'élèves sont victimes de harcèlement, beaucoup n'ont pas confiance en eux ou perdent confiance en eux suite à ça. Et il est alors facile d'abuser de leur confiance car ils sont en position de vulnérabilité, et l'autrice fait d'ailleurs une petite note de prévention à la fin du roman. Si vous êtes victime de harcèlement parles-en !
Pour finir sur une note plus légère, je remercie les éditions Michel Lafon pour ce partenariat et plus particulièrement Carène Ponte pour ce bijou. Et un grand merci aux deux pour la surprise de la dédicace à l'intérieur du roman !

Gros sur le cœur sort aujourd'hui, alors n'hésitez pas à foncer l'acheter !


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Commentaires

  1. Bonjour. Ce sujet me touche d'autant que ma génération a eu la chance de vivre son adolescence SANS Internet ni les réseaux sociaux. Je crois que je ne les aurais pas supportés. Il m'était difficile de subir des humiliations, quand j'étais inscrite en 3e, dans un nouveau collège où je ne connaissais personne... jusqu'au jour où je me suis rebiffée, et ai été verbalement méchante, en me forçant à rabaisser mon bourreau à partir de ses petits défauts physiques, sous les yeux de tous nos "camarades" de classe, dans la cour du collège. Ces mêmes "copains et copines de classe" sont ensuite venue me féliciter. Sauf que je n'étais pas fière de moi. Mais, au moins, il m'a fichu la paix après cela. J'ai pu sereinement passer mon Brevet, puis entrer dans un lycée où seulement six d'entre nous avons fait notre rentrée scolaire quelques mois plus tard. Je savais que j'avais affaire à des gamins "bas de plafond" dans ce contexte-là, mais je ne savais pas encore que je retrouverais ce genre de comportement dans des contextes soi-disant intelligents (faculté, recherche, entreprises publiques et privées...).
    Alors, si les réactions positives que je vois un peu partout, en ligne, à la télévision et dans la vie de tous les jours, amènent les gens à être plus prévenants les uns avec les autres, il y aura sans doute moins d'adultes en proie au doute permanent quant à leur propre raison d'être.

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